Marché du pois urd : la demande des moulins maintient le soutien sur l’urad tandis que le chana reste à la traîne
Analyse concise du marché du pois urd (black gram, urad) en juin 2026 : demande soutenue des moulins, complexe des légumineuses contrasté, principaux moteurs de prix et perspectives de négoce à court terme en EUR.
La demande des moulins de dal maintient globalement les prix du pois urd (black gram, urad) soutenus en juin 2026, alors que le chana se traite plus faiblement en raison d’achats moins dynamiques. Globalement, le complexe des légumineuses présente un ton mitigé, la direction des prix étant déterminée, selon les cultures, par la demande et l’offre spécifiques.
Au cours de la semaine de négoce actuelle, les transformateurs couvrent activement leurs besoins en urad sur les replis, ce qui sous-tend un biais stable à ferme. Une disponibilité limitée dans certains mandis et des achats sélectifs des moulins soutiennent également l’arhar et le desi masoor, tandis que le chana reste en difficulté dans un contexte de sorties modérées de la part des fabricants de besan et des moulins de dal. Les prix au comptant du pois urd dans les principaux marchés APMC d’Inde de l’Ouest et du Centre se situent dans la partie médiane de la récente fourchette, avec des pointes plus marquées là où les arrivages sont restreints.
Le commerce des légumineuses est globalement contrasté : le pois urd, l’arhar et le desi masoor sont stables à fermes, tandis que le chana est mou dans un contexte d’achats lents. Cet écart relatif de prix maintient le jeu des substitutions mais ne signale pas encore une tension aiguë sur l’urad.
Prix & évolutions récentes
Les prix du pois urd (black gram entier) dans les principaux centres de production et de négoce restent fermes mais sans excès, reflétant une demande régulière des moulins et des schémas saisonniers normaux.- Les dernières indications de gros en mandi pour le pois urd entier en Inde de l’Ouest se situent autour de ₹7,600–9,000 par quintal, certains marchés comme Amreli et Devala se négociant proche de la moitié supérieure de cette fourchette.
- Des marchés isolés avec des arrivages très serrés ont connu des pointes temporaires, avec des cotations dans certaines zones du Nord‑Est atteignant approximativement le double des niveaux modaux pan‑indiens, ce qui souligne la sensibilité du pois urd aux chocs d’offre locaux.
- Convertie à un taux de change approximatif de ₹1 = €0.011, la principale fourchette de mandi de ₹7,500–9,000 par quintal implique une plage de gros de travail d’environ €8.25–9.90 par 100 kg.
BASIC
Tableau de données de marché
Schwarzer Pfeffer6.850 €/t+2,3 %
Koriander1.240 €/t−0,8 %
Kreuzkümmel2.100 €/t+1,5 %
Zimt (Cassia)8.900 €/t+0,4 %
Kurkuma3.200 €/t−1,2 %
Kardamom grün18.500 €/t+3,1 %
Ingwer (getr.)1.850 €/t+0,9 %
Chili (getr.)2.750 €/t−0,5 %
Schwarzer Pfeffer6.850 €/t+2,3 %
Koriander1.240 €/t−0,8 %
Kreuzkümmel2.100 €/t+1,5 %
Zimt (Cassia)8.900 €/t+0,4 %
Kurkuma3.200 €/t−1,2 %
Kardamom grün18.500 €/t+3,1 %
Ingwer (getr.)1.850 €/t+0,9 %
Chili (getr.)2.750 €/t−0,5 %
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Facteurs d’offre & de demande
Les moulins de dal restent le principal moteur de la demande de pois urd, couvrant activement leurs besoins à court terme sur les niveaux bas. Les transformateurs montrent une nette préférence pour l’urad, avec un intérêt acheteur qui se manifeste chaque fois que les prix se détendent, ce qui empêche toute correction durable. Du côté de l’offre, les arrivages sont modérés et spécifiques selon les lieux. Certains marchés signalent une disponibilité limitée, ce qui amplifie les réactions de prix même à de petites impulsions de demande. Dans le même temps, le ton plus faible du chana — en raison d’une demande modérée de la part des fabricants de besan et des moulins de dal — indique que la consommation globale de légumineuses n’est pas en forte hausse, mais plutôt en rotation vers les cultures offrant un meilleur rapport qualité‑prix ou de première nécessité, comme l’urad et l’arhar. Les risques d’offre à l’horizon dépendent de l’avancement des semis de kharif et de la météo. Avec la mousson du sud‑ouest qui ne fait que progresser et les inquiétudes concernant une possible tension sur les engrais et des précipitations irrégulières, les traders se montrent prudents quant à l’idée de se placer agressivement à la baisse sur le pois urd avant d’avoir une meilleure visibilité sur les perspectives de récolte.Fondamentaux & contexte macroéconomique
Des études de marché récentes soulignent que les prix du pois urd dans les principaux États indiens ont tendance à être bien intégrés, avec des indices saisonniers en juin généralement proches des moyennes annuelles. Cela suggère que la fermeté actuelle est globalement conforme aux schémas historiques plutôt qu’un épisode spéculatif atypique. Les prix moyens au niveau des États début 2026 indiquent une reprise modérée par rapport à fin 2025 dans plusieurs régions productrices, mais restent en deçà des sommets observés en 2024 dans certains États. Cette configuration laisse une marge de hausse supplémentaire si la prochaine récolte de kharif déçoit ou si la répartition de la mousson est plus mauvaise que prévu. Parallèlement, la surveillance par le gouvernement des prix de détail de l’urad et les préoccupations plus générales liées à l’inflation font qu’une flambée brutale déclencherait probablement des réponses politiques, telles que des libérations de stocks ou des facilités d’importation, jouant le rôle de plafond souple sur les excès de hausse. À court terme, le principal moteur reste la demande des moulins plutôt que la politique macroéconomique.Météo & perspectives de récolte
Le risque météorologique devient plus pertinent à l’approche du pic des semis de kharif. Les commentaires de début de saison avertissent qu’un niveau de précipitations inférieur à la normale, combiné à des problèmes logistiques sur les engrais, pourrait peser sur les rendements dans certaines zones de culture de légumineuses si les perturbations se prolongent jusqu’en juillet. Toutefois, à ce stade, il n’existe pas de choc confirmé à grande échelle sur la production de pois urd. Les intervenants de marché traitent donc une prime de risque plutôt qu’un déficit réel d’offre : toute insuffisance avérée de la mousson ou tout épisode localisé d’inondation/sécheresse se traduirait rapidement par une hausse plus ferme des prix de l’urad et un renforcement des spreads haussiers.Perspectives de négoce
- Biais : Stable à ferme pour le pois urd sur les 1–2 prochaines semaines, soutenu par la demande des moulins et des ventes prudentes.
- Producteurs / Stockistes :
- Conserver des stocks modérés ; envisager des ventes incrémentales sur les pointes vers la borne supérieure de la récente fourchette (équivalent ≈€10/100 kg et au‑delà) tout en gardant une partie des inventaires comme couverture contre le risque de mousson.
- Éviter les ventes à terme massives tant que les signaux sur l’avancement des semis et les premières conditions de récolte ne sont pas plus clairs.
- Moulins de dal / Acheteurs :
- Poursuivre des couvertures échelonnées sur les replis ; profiter des phases de faiblesse dans le complexe plus large des légumineuses — en particulier lorsque le chana reste faible — pour sécuriser les besoins en urad.
- Envisager une substitution partielle avec le desi masoor lorsque la qualité et les préférences des consommateurs le permettent, ces deux produits partageant un profil stable à ferme mais pas encore en surchauffe.
- Traders / Spéculateurs :
- Les positions vendeuses sur le pois urd sont risquées tant que la demande des moulins reste active ; les spreads plaident pour le maintien d’un léger biais acheteur par rapport au chana.
- Surveiller de près les informations sur la mousson et les engrais ; la confirmation de tensions météorologiques pourrait justifier un renforcement des positions longues ou leur report sur des échéances plus lointaines.
Orientation des prix sur 3 jours (EUR, indicatif)
- Gros indien (mandis, urad entier) : Stable à légèrement plus ferme en termes d’EUR (≈€8.25–9.90/100 kg), tout repli étant susceptible d’attirer les achats des moulins.
- Parité export vers l’Europe (urad dal vrac, CFR) : Largement stable ; léger biais haussier possible si l’INR s’affaiblit ou si les inquiétudes liées à la mousson s’intensifient.
- Écart relatif vs chana : Devrait rester favorable à l’urad tant que la demande de chana demeure atone et que la demande des moulins pour le pois urd se maintient.
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