La chaîne de valeur du riz, et en particulier du basmati indien, traverse un choc géopolitique majeur. Dans la région de Bundi-Kota (Rajasthan), environ 3,75 lakh quintaux de riz basmati – soit quelque 37 500 tonnes – d’une valeur supérieure à 300 crores de roupies sont aujourd’hui immobilisés dans des ports et entrepôts, à cause de la guerre impliquant les États-Unis, Israël et l’Iran et de la fermeture de fait du détroit d’Ormuz. Les exportations vers des marchés clés comme l’Iran, l’Irak, les Émirats arabes unis, le Koweït, la Turquie, la Jordanie, l’Algérie, le Soudan et certains pays européens sont quasiment à l’arrêt, les assureurs refusant de couvrir les navires à destination du Golfe et les coûts de fret ayant été multipliés par plus de dix. Pour les 35 usines de riz de Bundi-Kota-Baran, qui transforment environ 25 000 quintaux par jour dont 80 % destinés au Moyen-Orient, la saturation des capacités de stockage et l’asphyxie de trésorerie poussent les industriels à envisager l’arrêt de la production, menaçant près de 10 000 emplois, majoritairement de travailleurs migrants.
Ce blocage physique des flux, combiné à des retards de paiement des importateurs du Golfe, intervient alors même que le secteur sort à peine des pertes subies lors de la guerre Russie-Ukraine (1 000 à 1 500 Rs par quintal selon les producteurs locaux). Sur le plan international, les contrats à terme sur le riz au CBOT évoluent autour de 11,3–11,7 USD/cwt pour les premières échéances, soit environ 4,7–4,9 EUR/quintal, reflétant un marché ferme mais sans flambée panique à ce stade. Les prix FOB en Inde et au Vietnam pour diverses qualités de riz (basmati, non-basmati, Jasmin, Hom Mali, Japonica, riz gluant, etc.) restent remarquablement stables entre fin février et mi-mars 2026, signe que le choc se concentre davantage sur la logistique, les primes d’assurance et la liquidité des exportateurs que sur un déficit physique d’offre.
Pourtant, les risques haussiers s’accumulent : fermeture prolongée du détroit d’Ormuz, renchérissement des engrais azotés et de l’énergie, vulnérabilité des pays importateurs nets du Golfe, et sensibilité particulière de la demande pour les variétés premium comme le basmati et le Japonica, déjà mises en avant par la FAO comme moteurs de la légère hausse de l’indice mondial des prix du riz en février. Dans ce contexte, les acteurs doivent gérer simultanément la pression baissière locale (stocks encombrés, trésoreries tendues, rabais possibles au départ des usines) et une pression haussière potentielle sur les prix CIF dans les pays importateurs, si les flux restent perturbés. Le rapport qui suit propose une analyse détaillée des prix, des fondamentaux d’offre et de demande, des impacts logistiques de la guerre au Moyen-Orient, des conditions météo dans les principales zones rizicoles, ainsi qu’un ensemble de recommandations opérationnelles et un scénario de prix à trois jours pour les principales références de marché.
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📈 Prix et dynamique de marché
📊 Contrats à terme CBOT (riz décortiqué) – conversion en EUR
Les données CBOT fournies indiquent un marché du riz modérément ferme mais sans volatilité extrême. Les prix sont exprimés en USD par hundredweight (cwt). En utilisant un taux de change approximatif de 1 USD = 0,92 EUR et 1 cwt = 45,36 kg, on obtient des niveaux de prix autour de 4,7–5,2 EUR/quintal (100 kg), soit 470–520 EUR/tonne.
| Échéance CBOT | Dernier cours (USD/cwt) |
Dernier cours (EUR/quintal) |
Var. journalière | Sentiment |
|---|---|---|---|---|
| Mai 2026 | 11,34 | ≈ 4,73 EUR/q | -0,26 % | Légère consolidation après hausse récente |
| Juillet 2026 | 11,70 | ≈ 4,88 EUR/q | +0,47 % | Ton légèrement haussier |
| Septembre 2026 | 11,99 | ≈ 5,00 EUR/q | +0,55 % | Prime de report modérée |
| Novembre 2026 | 12,20 | ≈ 5,09 EUR/q | +0,08 % | Marché légèrement porteur |
| Janvier 2027 | 12,51 | ≈ 5,22 EUR/q | +0,08 % | Structure en contango régulier |
| Mars 2027 | 12,56 | ≈ 5,24 EUR/q | +0,44 % | Attentes haussières prudentes |
Les bulletins récents sur les contrats à terme riz au CBOT confirment un intérêt ouvert autour de 11 500–12 000 lots, en léger repli, ce qui suggère des prises de bénéfices et une réduction de l’exposition spéculative plutôt qu’une ruée haussière ou baissière.
💶 Prix physiques récents FOB (convertis en EUR/kg)
Les offres physiques montrent une remarquable stabilité entre le 21 février et le 14 mars 2026, tant pour l’Inde que pour le Vietnam. Les prix sont fournis en EUR/kg FOB.
Inde – New Delhi, FOB (sélection)
| Produit | Type | Dernier prix (EUR/kg) |
Var. hebdo | Sentiment |
|---|---|---|---|---|
| Riz basmati blanc bio | White, basmati | 1,80 | 0,00 | Stable, prime qualitative élevée |
| Riz blanc non-basmati bio | White, non basmati | 1,50 | 0,00 | Stable, peu d’ajustements visibles |
| Basmati 1121 vapeur | All steam, 1121 steam | 0,88 | 0,00 | Ferme, mais sans tension extrême |
| Basmati 1509 vapeur | All steam, 1509 steam | 0,82 | 0,00 | Légère prime sur les non-basmati |
| Basmati 1121 crémeux sella | White sella, 1121 creamy | 0,80 | 0,00 | Prix ancrés malgré les tensions logistiques |
| Basmati golden sella | All golden, sella | 0,97 | 0,00 | Stable sur 3–4 semaines |
| Riz PR11 vapeur | All steam, PR11 | 0,47 | 0,00 | Niveau plancher, forte concurrence |
Vietnam – Hanoï, FOB (sélection)
| Produit | Type | Dernier prix (EUR/kg) |
Var. hebdo | Sentiment |
|---|---|---|---|---|
| Riz long blanc 5 % | Long, white, 5% | 0,46 | -0,02 | Légère pression baissière |
| Riz Jasmin | Jasmine | 0,48 | -0,02 | Correction modérée après pics 2025 |
| Riz Japonica | Japonica | 0,57 | -0,02 | Demande soutenue Asie & MENA |
| Riz Hom Mali | Homali | 0,63 | -0,02 | Prime qualité maintenue |
| Riz gluant blanc | White glutinous | 0,58 | -0,02 | Légère détente |
| Riz noir | Black | 1,03 | -0,02 | Segment de niche, peu affecté |
On observe donc une situation paradoxale : les prix FOB restent globalement stables, voire légèrement baissiers au Vietnam, tandis que les exportateurs indiens de basmati, notamment à Bundi-Kota, sont étranglés par les coûts logistiques, les blocages portuaires et les retards de paiement liés au conflit au Moyen-Orient.
🌍 Offre, demande et chocs géopolitiques
⚔️ Impact direct de la guerre au Moyen-Orient sur Bundi-Kota
- Blocage physique des volumes : environ 3,75 lakh quintaux (375 000 quintaux) de riz basmati de Bundi sont bloqués en entrepôts ou dans les ports, soit plus de 10 jours de production régionale au rythme de 25 000 quintaux/jour.
- Dépendance aux marchés du Golfe : 80 % du riz transformé à Bundi et Kota est exporté vers les Émirats arabes unis, l’Iran et l’Irak. Les autres débouchés (Koweït, Turquie, Jordanie, Algérie, Soudan, Europe) sont également perturbés.
- Risque social : environ 10 000 travailleurs, dont 60 % originaires du Bihar, sont exposés à des arrêts de travail potentiels si les usines cessent la production faute de stockage.
- Antécédent de pertes : les producteurs signalent déjà des pertes de 1 000 à 1 500 Rs/quintal lors de la guerre Russie-Ukraine, ce qui limite leur capacité d’absorption d’un nouveau choc.
La fermeture de fait du détroit d’Ormuz et la suspension des nouvelles réservations vers les marchés du Golfe par plusieurs grandes compagnies maritimes (surtaxes de guerre jusqu’à 1 500 USD/EVP, suspension des flux Inde–Upper Gulf) amplifient ces difficultés. Les assureurs refusent de couvrir les cargaisons à destination de l’Iran et de l’Irak, ce qui bloque de nombreux navires chargés de riz, notamment basmati, en Inde et dans les hubs régionaux.
📉 Demande perturbée mais pas détruite
- Demande finale soutenue : les pays du Golfe et l’Iran restent structurellement dépendants des importations de riz ; la demande finale n’est pas détruite mais temporairement inaccessible du fait des contraintes logistiques et financières.
- Ralentissement des achats : les tensions politiques et les risques de change poussent les importateurs à retarder les confirmations de lettres de crédit et à fractionner les volumes.
- Pression sur les prix à l’origine : à Bundi-Kota, la saturation des stocks et l’absence de flux sortants créent une pression baissière locale, même si les prix FOB affichés restent stables.
- Effet de substitution : certains acheteurs MENA pourraient, à court terme, se tourner vers du riz non-basmati ou vers des origines alternatives (Pakistan, Thaïlande, Vietnam) si les routes maritimes alternatives restent ouvertes, mais la fermeture d’Ormuz limite aussi ces options.
📊 Tendances globales de prix et fondamentaux FAO
Au niveau mondial, la FAO signale que l’indice des prix du riz a progressé de 0,4 % en février, tiré notamment par une demande soutenue pour les variétés basmati et Japonica. Cette hausse modérée, couplée à des perspectives de production céréalière record pour 2025, montre que le choc actuel est davantage logistique et géopolitique que fondamentalement lié à un déficit de récolte.
📊 Fondamentaux : production, stocks et coûts
🏭 Structure de l’industrie à Bundi-Kota
- Capacité régionale : environ 15 lakh tonnes (1,5 million de tonnes) de riz basmati produites annuellement dans le cluster Bundi-Kota-Baran, pour un chiffre d’affaires évalué à 4 000 crores de roupies.
- Orientation export : la majorité de cette production vise les marchés du Moyen-Orient, ce qui expose fortement la région à tout choc touchant le détroit d’Ormuz.
- État actuel : certaines usines ont déjà réduit la production et se concentrent sur la maintenance, sans encore licencier la main-d’œuvre – une stratégie de temporisation dans l’attente de la réouverture des routes.
🧪 Intrants : énergie et engrais
La guerre avec l’Iran a entraîné une fermeture de fait du détroit d’Ormuz, touchant environ 45 % des flux mondiaux d’engrais azotés et une part significative du GNL et du pétrole. Les prix de l’urée ont bondi d’environ 26 % depuis le début du conflit, ce qui renchérit les coûts de production du riz (un des principaux consommateurs d’engrais azotés). À court terme, les cultures en place ne sont pas menacées, mais pour les prochains cycles de semis (Kharif 2026 en Inde, campagnes humides en Asie du Sud-Est), un maintien de ces prix élevés pourrait :
- réduire les doses d’engrais appliquées,
- peser sur les rendements,
- et donc resserrer l’équilibre offre-demande à horizon 2026–2027.
📦 Stocks et sécurité alimentaire dans les pays importateurs
Plusieurs analyses soulignent la vulnérabilité des États du Golfe, dont certains n’auraient que quelques jours à quelques semaines de stocks alimentaires frais en cas de blocage prolongé des importations. Si la situation perdure, on peut envisager :
- une hausse rapide des prix de détail dans les pays du Golfe,
- des politiques de subvention ou de plafonnement des prix,
- et possiblement des achats d’urgence via des routes alternatives (mer Rouge, ports de la Méditerranée orientale), ce qui augmenterait les coûts et les délais.
🌦️ Météo et perspectives de récolte
☔ Inde (Pendjab, Haryana, Uttar Pradesh, Rajasthan)
Les prévisions météo de mi-mars 2026 pour le nord de l’Inde indiquent un temps généralement sec à faiblement perturbé, avec des températures proches à légèrement supérieures aux normales saisonnières et quelques épisodes de pluies pré-mousson localisées. Ces conditions sont globalement favorables à la fin de campagne de riz d’hiver et aux préparatifs des cultures suivantes, sans signal de stress hydrique aigu à court terme.
🌧️ Asie du Sud-Est (Vietnam, delta du Mékong)
Au Vietnam, le delta du Mékong se trouve en pleine saison sèche, avec des risques habituels d’intrusion saline. Les bulletins climatiques récents ne signalent pas de rupture majeure par rapport aux années précédentes, mais la moindre disponibilité d’eau douce en fin de saison pourrait limiter légèrement les rendements si des pluies de transition tardent à arriver. Dans l’ensemble, les perspectives de récolte restent correctes et cohérentes avec la légère détente observée sur les prix FOB vietnamiens.
🌍 Autres régions clés
- Thaïlande : conditions saisonnières globalement normales, sans signal de choc climatique majeur à ce stade.
- Pakistan : exposition similaire à l’Inde en termes de routes d’export vers le Golfe ; la météo n’est pas le principal facteur de risque immédiat, loin derrière la logistique et la géopolitique.
📌 Synthèse des principaux moteurs de marché
- Conflit Iran–États-Unis–Israël : fermeture de fait du détroit d’Ormuz, blocage des cargaisons (notamment basmati indien), explosion des coûts d’assurance et de fret, suspension de nombreuses liaisons Inde–Upper Gulf.
- Choc logistique & financier : 3,75 lakh quintaux de basmati de Bundi-Kota bloqués, retards de paiement, tensions de trésorerie, risque d’arrêt de production et d’emplois.
- Prix mondiaux modérément haussiers : indice FAO du riz +0,4 % en février, CBOT en légère hausse sur la courbe 2026–2027, mais sans flambée.
- Prix physiques stables : FOB Inde/Vietnam quasi inchangés sur un mois, reflétant un marché bien approvisionné mais perturbé par la logistique.
- Intrants sous pression : hausse de ~26 % des prix de l’urée, renchérissement de l’énergie, qui pourraient peser sur les marges des riziculteurs et les rendements futurs.
- Risque social et politique : menace sur 10 000 emplois à Bundi-Kota, appel du secteur à un soutien gouvernemental comparable aux dispositifs Covid pour amortir le choc.
📆 Perspectives et scénarios
🔭 Scénario de base (3–6 mois)
- Conflit prolongé mais contenable : la fermeture d’Ormuz pourrait durer plusieurs semaines, avec mise en place progressive de corridors sécurisés et de routes alternatives (via la mer Rouge, Oman, etc.).
- Prix CBOT : maintien dans une fourchette 4,7–5,3 EUR/quintal (470–530 EUR/t) pour les principales échéances 2026, avec une prime de risque géopolitique intégrée mais limitée par des fondamentaux de production solides.
- FOB Inde : basmati premium (1121, 1509, sella) susceptible de se raffermir de 2–5 % en EUR si les flux reprennent partiellement, les acheteurs cherchant à reconstituer des stocks.
- FOB Vietnam/Thaïlande : légère fermeté possible sur les qualités longues blanches et Jasmin si une partie de la demande MENA se reporte sur ces origines via des routes moins exposées.
⚠️ Scénario haussier
- Blocage prolongé (> 3 mois) d’Ormuz : retards chroniques, renchérissement durable du fret, primes d’assurance élevées.
- Réduction des intrants : si les prix des engrais restent élevés, baisse des doses et rendements plus faibles sur les prochaines campagnes.
- Réaction politique : restrictions d’exportation possibles dans certains pays exportateurs (comme observé sur le riz en 2023–2024), ce qui amplifierait la tension.
🕊️ Scénario baissier
- Accord de désescalade rapide : réouverture partielle d’Ormuz, baisse des primes de risque et normalisation du fret.
- Récoltes supérieures à la moyenne : si les conditions météo restent favorables en Asie, sur fond de production céréalière mondiale record, les prix pourraient se détendre.
- Demande prudente : pouvoir d’achat sous pression dans plusieurs pays importateurs, entraînant une substitution vers des qualités moins chères.
📌 Recommandations opérationnelles
Pour les exportateurs indiens de basmati (Bundi-Kota et autres)
- Renforcer les couvertures de change et de prix sur CBOT pour verrouiller des marges minimales face à la volatilité potentielle.
- Négocier des accords de stockage temporaire avec les autorités locales ou des entrepôts privés pour éviter des ventes forcées à bas prix.
- Diversifier les marchés de destination (Afrique, Europe, Asie du Sud-Est) moins dépendants du détroit d’Ormuz, même si les primes qualité y sont parfois moindres.
- Renforcer le dialogue avec les banques pour obtenir des lignes de crédit relais, en s’appuyant sur la valeur des stocks et les historiques d’export.
- Participer aux démarches collectives demandant au gouvernement un paquet de soutien (allègement fiscal, subventions au fret, garanties de crédit) similaire à celui de la période Covid.
Pour les importateurs du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord
- Évaluer les niveaux de stock et mettre en place des plans de contingence incluant des origines alternatives (Vietnam, Thaïlande, Pakistan).
- Élargir les fenêtres d’achat et accepter des incoterms flexibles (ex. FOB au lieu de CIF) pour partager le risque de fret et d’assurance.
- Prévoir des budgets de prix plus élevés pour les variétés premium (basmati, Japonica), compte tenu de la concurrence accrue sur ces segments.
Pour les traders et investisseurs
- Surveiller de près les nouvelles géopolitiques (évolution de la crise d’Ormuz, escortes navales, sanctions) et les rapports FAO/USDA sur les céréales.
- Utiliser la structure en contango modéré de la courbe CBOT pour des stratégies de spread calendrier (achat des échéances proches, vente des lointaines) si la tension logistique se résorbe plus vite que prévu.
- Rester attentif aux décisions d’export policy des grands pays producteurs (Inde, Vietnam, Thaïlande, Pakistan) qui peuvent rapidement changer le paysage des prix.
📆 Prévision de prix à 3 jours (en EUR)
Hypothèse : pas d’escalade militaire majeure supplémentaire et maintien des conditions météo actuelles.
| Référence | Niveau actuel (approx. EUR) |
J+1 | J+2 | J+3 | Commentaire |
|---|---|---|---|---|---|
| CBOT riz Mai 2026 (EUR/quintal) |
≈ 4,73 | 4,70–4,80 | 4,70–4,85 | 4,70–4,90 | Volatilité modérée, marché guidé par les nouvelles géopolitiques. |
| FOB Inde – Basmati 1121 vapeur (EUR/kg) |
0,88 | 0,88–0,89 | 0,88–0,90 | 0,88–0,91 | Stabilité attendue, légère prime possible si reprise partielle des flux. |
| FOB Inde – Basmati golden sella (EUR/kg) |
0,97 | 0,97–0,98 | 0,97–0,99 | 0,97–1,00 | Prix soutenus par la rareté logistique plutôt que par l’offre physique. |
| FOB Vietnam – Riz long blanc 5 % (EUR/kg) |
0,46 | 0,45–0,47 | 0,45–0,47 | 0,45–0,48 | Légère volatilité, possible soutien si demande de report depuis le Golfe. |
Globalement, le marché du riz se trouve à un carrefour : les fondamentaux de production demeurent solides et les prix physiques restent relativement stables, mais la combinaison d’un choc logistique majeur au détroit d’Ormuz, de tensions sur les intrants et d’une forte dépendance du basmati indien aux marchés du Golfe crée un environnement à risque élevé pour les opérateurs. La gestion active du risque (logistique, financier et de prix) sera déterminante dans les prochaines semaines.



