Le colza français s'assouplit tandis que la base ukrainienne s'élargit davantage
Mise à jour concise des prix du colza : le FOB Paris français recule avec le MATIF, tandis que le FCA ukrainien reste décoté mais que la demande à l'export demeure ferme. Perspectives à court terme pour la France et l'Ukraine.
Prix
Les niveaux physiques actuels de notre panel indiquent un colza français FOB Paris à 0,64 €/t et des prix ukrainiens FCA à 0,45 €/t (Kyiv) et 0,47 €/t (Odesa), tous mis à jour le 17 septembre 2026. Ils représentent des baisses hebdomadaires de 0,02 €/t en France et de 0,01 €/t en Ukraine, signalant un assouplissement modéré mais généralisé.
Ces mouvements reflètent ceux des contrats à terme sur le colza d'Euronext, le contrat de novembre 2026 s'étant négocié pour la dernière fois autour de 550,25 €/t le 17 septembre, en légère baisse par rapport à la séance précédente, mais toujours dans la fourchette de 550 à 560 observée depuis début septembre. Les valeurs physiques françaises restent globalement alignées sur la courbe MATIF, tandis que les lots ukrainiens continuent de se négocier avec une forte décote pour couvrir les coûts de fret et les primes de risque supplémentaires.
| Origine | Lieu | Terme | Dernier prix (€/t) | Prix précédent (€/t) | Variation | Date de mise à jour |
|---|---|---|---|---|---|---|
| France | Paris | FOB | 0.64 | 0.66 | -0.02 | 17 Sep 2026 |
| Ukraine | Kyiv | FCA | 0.45 | 0.46 | -0.01 | 17 Sep 2026 |
| Ukraine | Odesa | FCA | 0.47 | 0.48 | -0.01 | 17 Sep 2026 |
Offre et demande
Les bilans de colza de l'UE restent relativement tendus, le bloc dépendant fortement des importations en provenance d'Ukraine et du Canada. Les données récentes font état de flux d'exportation ukrainiens soutenus : en août, l'Ukraine a expédié près de 520 milliers de tonnes en équivalent colza (graines et huile), grâce à des offres compétitives en mer Noire par rapport à l'origine UE. Les offres ukrainiennes à l'export autour de la mer Noire et des frontières occidentales (cotées en USD) soulignent la compétitivité de l'approvisionnement ukrainien pour le secteur européen de la trituration.
Parallèlement, les triturateurs ukrainiens se tournent progressivement vers le tournesol et le soja, ce qui réduit la demande locale de colza et renforce l'orientation vers l'exportation. Sur le plan logistique, le gouvernement ukrainien a récemment ajusté les règles relatives aux délais de paiement des contrats d'exportation afin d'alléger les conséquences des perturbations en mer Noire, dans le but de maintenir les flux sortants malgré la reprise des attaques contre les infrastructures et le transport maritime. En France, la demande intérieure du secteur du biodiesel continue d'ancrer les prix près des niveaux MATIF, même si la légère faiblesse mondiale des huiles végétales limite le potentiel de hausse.
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Perspectives météorologiques (FR, UA)
En France, les conditions météorologiques à court terme dans les principales zones de colza du nord et de l'ouest devraient être globalement clémentes, avec des températures saisonnières et des averses éparses au cours des 3 à 7 prochains jours. Les prévisions à courte échéance n'indiquent ni fortes précipitations ni épisodes de chaleur susceptibles d'affecter sensiblement les graines stockées ou les premiers travaux aux champs, ce qui suggère un risque météorologique direct limité pour le marché physique du colza à très court terme.
En Ukraine, les prévisions à 7 jours pour Kyiv et les régions centrales au sens large tablent sur des températures modérées et des pluies légères occasionnelles, des conditions généralement favorables à la logistique et qui ne menacent pas la qualité du colza déjà stocké. Les récoltes étant largement achevées, la météo est désormais davantage pertinente pour l'implantation du colza d'hiver et les cultures concurrentes que pour la disponibilité immédiate des graines.
Perspectives de marché et vue à 3 jours
Orientations stratégiques
- Vendeurs français : envisager de vendre des volumes FOB Paris supplémentaires lors de petits rebonds vers le haut de la récente fourchette MATIF, car la tension de l'offre soutient un plancher, tandis que le potentiel de hausse semble limité par l'abondance de l'offre ukrainienne et canadienne.
- Agriculteurs et exportateurs ukrainiens : profiter des replis actuels du FCA pour sécuriser des contrats liés à l'exportation lorsque la logistique est fiable, car les niveaux de base restent compétitifs par rapport à l'origine UE, mais les primes de risque en mer Noire peuvent rapidement s'élargir.
- Tr iturateurs et usines de biodiesel de l'UE : maintenir une stratégie de couverture équilibrée, en combinant les origines française et ukrainienne lorsque la qualité et la logistique le permettent, afin de tirer parti de la décote des graines ukrainiennes tout en se prémunissant contre d'éventuelles perturbations.
Indication des prix régionaux à 3 jours
- France (FR, FOB Paris) : Le contrat MATIF de novembre fluctuant juste au-dessus de 550 €/t et en l'absence de nouveaux facteurs haussiers, les indications physiques FOB devraient évoluer latéralement à légèrement plus bas autour des niveaux actuels au cours des trois prochaines séances.
- Ukraine (UA, FCA Kyiv/Odesa) : La demande à l'export reste solide, mais les triturateurs locaux réduisent leur activité, ce qui laisse penser que les offres FCA resteront globalement stables, avec un léger biais baissier si les coûts de fret ou de risque augmentent à très court terme.