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Le pétrole brut reste en haut de fourchette tandis que les flux via Hormuz se poursuivent malgré de nouvelles attaques

Le pétrole brut reste en haut de fourchette tandis que les flux via Hormuz se poursuivent malgré de nouvelles attaques

CMB
Rédaction CMB News
Editorial Desk

Le pétrole brut reste dans une fourchette élevée de 80–90 USD alors que les flux via Hormuz se poursuivent, que les attaques contre les raffineries resserrent les produits, et que l’AIE prévoit le déficit d’offre le plus marqué en cinq ans.

Les prix du pétrole restent sous pression mais nettement élevés, alors que les pétroliers continuent d’acheminer du brut via le détroit d’Hormuz sous une protection militaire renforcée et face à des risques sécuritaires régionaux croissants. Le Brent se négocie autour de 80 EUR/bbl et le WTI près de 75 EUR/bbl après une forte correction, mais les deux références affichent encore des gains de plus de 40 % depuis le début de 2026, sur fond de guerre en Iran et de perturbations coûteuses du transport maritime. Les contrats à terme sur le brut s’orientent vers une hausse hebdomadaire, soutenue par un contexte fondamental de plus en plus tendu. Malgré des attaques de missiles et de drones contre des navires et des raffineries dans la région au sens large, environ 9 millions b/j continuent de transiter par Hormuz, en partie sous escorte et souvent avec les transpondeurs AIS éteints. L’Agence internationale de l’énergie prévoit que le déficit d’offre mondiale va se creuser ce trimestre pour atteindre le plus important manque des cinq dernières années, alors que les sanctions, les primes de risque de guerre et les arrêts de raffineries s’ajoutent à des stocks commerciaux américains déjà faibles.

Prix

Le Brent s’échangeait autour de 87 USD/bbl (≈80 EUR/bbl) et le WTI autour de 81 USD/bbl (≈75 EUR/bbl) après un recul de 2,2 % lors de la séance précédente. Ce repli traduit un certain soulagement lié au fait que les pétroliers chargés continuent de quitter le golfe Persique malgré les frappes et menaces répétées, ce qui atténue les craintes d’un effondrement immédiat de l’offre.

Pour autant, le pétrole a gagné plus de 40 % depuis le début de l’année, porté par la guerre en Iran, la perturbation des routes commerciales et l’envolée des coûts de fret et d’assurance. Le consensus de marché anticipe un maintien du brut dans une large fourchette de 80–90 USD/bbl (≈74–84 EUR/bbl), sauf forte escalade militaire ou percée diplomatique venant modifier brutalement les anticipations d’offre.

Offre & Demande

Environ 9 millions b/j de brut traverseraient Hormuz, alors que les États‑Unis renforcent les escortes navales, ce qui indique que les volumes restent importants mais fragiles. De nombreux pétroliers navigueraient « dans le noir », avec les systèmes de suivi éteints pour réduire le risque d’attaques ciblées, ce qui accroît les risques opérationnels et complique l’évaluation du risque pour les négociants et assureurs.

L’Agence internationale de l’énergie anticipe un déficit d’offre mondiale plus prononcé ce trimestre, le manque devant probablement atteindre son niveau annuel le plus large en cinq ans. Ce resserrement intervient alors que les stocks commerciaux américains évoluent proches d’un plus bas de huit ans, tandis que des barils supplémentaires du Moyen‑Orient sont réorientés vers les États‑Unis pour compenser partiellement les ponctions sur les stocks domestiques.

Du côté de la demande, la fermeté des marges de raffinage sur les produits, en particulier les écarts sur le diesel qui ont atteint des niveaux record après la dernière attaque contre la raffinerie de Jazan, signale une demande robuste de produits et une capacité de conversion contrainte, ce qui soutient à son tour des taux de marche élevés des raffineries et sous‑tend la demande en brut d’alimentation.

Géopolitique & Risques d’infrastructure

Les négociations entre l’Iran et Oman sur la réouverture complète du détroit d’Hormuz restent au point mort, Washington comme Téhéran durcissant leurs positions. Les États‑Unis continuent de brandir la menace de nouvelles mesures économiques tout en maintenant un blocus naval des ports iraniens, tout en escortant des navires commerciaux à travers ce goulet d’étranglement.

Le risque s’est étendu au‑delà d’Hormuz. Les forces houthies soutenues par l’Iran ont revendiqué de nouvelles attaques de drones contre la raffinerie saoudienne de Jazan, augmentant les arrêts de raffineries et renforçant l’incertitude le long du corridor de la mer Rouge et de Bab el‑Mandeb. Ces incidents compliquent davantage la logistique maritime, renchérissent les primes d’assurance et resserrent les bilans régionaux en produits.

Malgré ces menaces, une flotte importante de pétroliers continue d’acheminer du brut hors du Golfe, souvent via des transits clandestins ou dans le noir, ce qui met en évidence à la fois la résilience et la vulnérabilité du schéma actuel des flux. Le risque d’une rupture soudaine — via une frappe d’ampleur réussie sur une infrastructure clé ou un échec des discussions sur la gouvernance d’Hormuz — demeure le principal catalyseur haussier pour les prix.

Fondamentaux

Le cœur de l’équation offre‑demande se resserre nettement : le déficit d’offre projeté par l’AIE coïncide avec des stocks américains à des plus bas de plusieurs années, une discipline persistante de l’OPEP+ et des risques d’approvisionnement liés aux conflits au Moyen‑Orient. Des primes de risque de guerre élevées pour l’assurance coque et cargaison, ainsi que des taux de fret plus élevés sur les routes Golfe–Asie et Golfe–Europe, augmentent effectivement les coûts rendus du brut, en particulier pour les acheteurs les plus éloignés.

Dans le même temps, le redéploiement partiel de brut moyen‑oriental vers les États‑Unis offre un certain répit aux raffineurs domestiques mais ne compense pas entièrement le déficit structurel. Un comportement de trading prudent — maturités de contrats plus courtes, préférence pour les cargaisons promptes et exigences de collatéral plus élevées — reflète également un marché tendu sur le plan physique mais méfiant vis‑à‑vis d’une volatilité alimentée par les gros titres.

Perspectives à court terme & vue de trading

Les attentes de base pointent vers une consolidation du Brent et du WTI dans la fourchette 80–90 USD/bbl (≈74–84 EUR/bbl) à court terme. En l’absence de forte escalade, la poursuite des flux escortés via Hormuz et l’arrivée de volumes supplémentaires de brut aux États‑Unis devraient éviter une flambée immédiate des prix, tandis que le creusement du déficit d’offre et le faible niveau des stocks limitent le potentiel de baisse.

Vue de trading (1–3 semaines à venir) :

  • Producteurs : Envisager de maintenir ou d’augmenter modérément les couvertures dans la moitié supérieure de la fourchette 80–90 USD/bbl afin de verrouiller des marges élevées tant que le risque géopolitique est intégré dans les prix.
  • Raffineurs : Sécuriser des approvisionnements prompt en brut et en distillats moyens ; la vigueur des marges diesel et les arrêts de raffineries dans la région plaident pour la poursuite de la solidité des marges produits.
  • Consommateurs : Mettre en place des couvertures par paliers en cas de replis vers le bas de la fourchette des 80 USD (≈milieu des 70 EUR/bbl) ; la tension structurelle et le risque de guerre rendent improbable un repli durable nettement plus bas sans percée diplomatique.
  • Spéculateurs : Privilégier une stratégie d’achat sur repli avec des stops serrés, en gardant à l’esprit que des annonces soudaines de cessez‑le‑feu comme des attaques surprises peuvent déclencher des mouvements de prix brusques et de courte durée.

Perspectives directionnelles sur 3 jours (en EUR)

BASIC
Tableau de données de marché
Schwarzer Pfeffer6.850 €/t+2,3 %
Koriander1.240 €/t−0,8 %
Kreuzkümmel2.100 €/t+1,5 %
Zimt (Cassia)8.900 €/t+0,4 %
Kurkuma3.200 €/t−1,2 %
Kardamom grün18.500 €/t+3,1 %
Ingwer (getr.)1.850 €/t+0,9 %
Chili (getr.)2.750 €/t−0,5 %
Schwarzer Pfeffer6.850 €/t+2,3 %
Koriander1.240 €/t−0,8 %
Kreuzkümmel2.100 €/t+1,5 %
Zimt (Cassia)8.900 €/t+0,4 %
Kurkuma3.200 €/t−1,2 %
Kardamom grün18.500 €/t+3,1 %
Ingwer (getr.)1.850 €/t+0,9 %
Chili (getr.)2.750 €/t−0,5 %
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