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Les contrats à terme sur l’avoine stables alors que le marché physique de l’UE reste ferme autour de 0,20 €/kg

Les contrats à terme sur l’avoine stables alors que le marché physique de l’UE reste ferme autour de 0,20 €/kg

CMB
Rédaction CMB News
Editorial Desk

Analyse concise du marché de l’avoine fin septembre 2026 : courbe des contrats à terme CBOT, prix de l’avoine fourragère dans l’UE et la mer Noire, facteurs d’offre et de demande, météo et perspectives de marché.

Les contrats à terme sur l’avoine et les marchés physiques de l’UE sont globalement stables fin septembre 2026, les contrats CBOT se consolidant après leur récente faiblesse et les prix de l’avoine fourragère allemande et ukrainienne évoluant dans des fourchettes étroites. Les retards de récolte liés aux conditions météorologiques dans l’Ouest du Canada apportent un certain soutien, mais des stocks confortables et une demande modérée limitent la hausse pour le moment. Le marché de l’avoine aborde le T4 avec une courbe des contrats à terme relativement plate et des prix physiques calmes. Au CBOT, le contrat actif de décembre 2026 se négocie juste sous ses récents sommets, tandis que les contrats à terme jusqu’en 2028/29 sont étroitement regroupés, signalant un équilibre entre l’offre à court et à long terme. En Europe, l’avoine fourragère physique dans le nord de l’Allemagne et la région de la mer Noire fait l’objet d’une bonne demande, mais reste sans direction, reflétant une demande intérieure et à l’exportation stable face à une disponibilité suffisante de la nouvelle récolte. Les conditions météorologiques dans les Prairies canadiennes et le sentiment général sur les marchés céréaliers détermineront probablement si les prix sortent de cette phase de consolidation.

Prix et structure de la courbe

La courbe des contrats à terme sur l’avoine au CBOT présente une structure légèrement plus ferme à l’échéance rapprochée, mais des écarts globalement étroits, ce qui indique un marché qui ne connaît ni pénurie aiguë ni excédent important.

Contrat Dernier cours (centimes US/boisseau) Variation (centimes US) Variation (%) Commentaire
Déc. 2026 419.25 -1.75 -0.42% Repli modéré après avoir testé un sommet à 420.50 ; faible volume.
Mars 2027 430.75 +1.25 +0.29% Petit report par rapport à décembre, reflétant des stocks confortables mais non excessifs.
Mai 2027 434.75 +1.25 +0.29% Nouveau report modéré ; liquidité faible.
Juil. 2027 431.50 +1.25 +0.29% Report stable à légèrement positif jusqu’à l’été.
Sept. 2027 425.75 +1.25 +0.29% La courbe s’infléchit légèrement à l’approche de la prochaine récolte.
Déc. 2027 436.00 +1.25 +0.29% Résilience sur les échéances lointaines ; reflète la demande à long terme.
Retrouvez le tableau complet avec les prix et tendances actuels sur CMBroker.Ouvrir sur CMBroker →

Dans l’UE, les données indicatives de référence situent l’avoine fourragère dans la partie médiane inférieure du complexe céréalier, avec des moyennes de l’avoine fourragère dans l’UE-27 autour du bas de la fourchette des 130 €/t en septembre 2026. Les transactions physiques dans le nord de l’Allemagne sont plus élevées : l’avoine fourragère est cotée à 0.205 EUR/kg EXW Drentwede (DE), inchangée au cours de la dernière semaine de cotation, tandis que l’avoine fourragère d’origine mer Noire s’établit à 0.19 EUR/kg FCA Odesa (UA), également stable. Ces niveaux sont conformes aux récentes transactions locales signalées autour de 0.205 EUR/kg dans le nord de l’Allemagne.

Offre, demande et fondamentaux

Sur le plan fondamental, le bilan de l’avoine pour 2026/27 semble plus confortable que durant les années tendues du début de la décennie. Une analyse récente indique que les contrats à terme sur l’avoine au CBOT ont perdu plus de 10 % au cours des trois mois précédents, sous l’effet de stocks de report importants et d’une croissance modérée de la demande, notamment dans les circuits de l’alimentation animale.

Au Canada, les premières estimations officielles suggèrent une production d’avoine inférieure à celle de 2025, mais les stocks restent abondants après les récoltes importantes précédentes. Parallèlement, certaines régions de l’Ouest canadien ont connu des épisodes pluvieux répétés en septembre, retardant la récolte et accentuant l’incertitude sur la qualité des parcelles restantes. Cette situation soutient l’avoine de qualité meunière, mais ne s’est pas encore traduite par une hausse marquée des contrats à terme, compte tenu du niveau globalement confortable des stocks.

Dans l’UE, la superficie consacrée à l’avoine pour la campagne 2026/27 devrait légèrement reculer par rapport à l’année précédente, tout en restant historiquement élevée, les producteurs considérant toujours l’avoine comme relativement rentable parmi les céréales de printemps. Cependant, la faiblesse de l’utilisation fourragère et la bonne disponibilité des autres céréales entraînent une réorientation accrue de l’avoine du circuit meunier vers l’alimentation animale, notamment au Royaume-Uni et dans certaines régions du nord de l’Europe. Cela limite les flambées de prix et contribue à expliquer la stabilité des cotations allemandes et ukrainiennes.

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Conditions météorologiques et risques à court terme

Le risque météorologique se concentre dans les Prairies canadiennes, où des systèmes pluvieux successifs ont ralenti l’avancement de la récolte et pourraient affecter le poids spécifique et la qualité de l’avoine récoltée tardivement. Si les déclassements de qualité se généralisent, les disponibilités d’avoine meunière pourraient se resserrer, ce qui élargirait potentiellement les écarts par rapport à l’avoine fourragère et apporterait un soutien modéré aux contrats à terme sur l’avoine au CBOT.

En Europe, les conditions de fin septembre sont généralement douces pour la saison, avec peu de stress aigu pour les cultures d’avoine, la majeure partie de la récolte étant déjà terminée dans les régions septentrionales. Les principaux risques à venir concernent davantage les politiques agricoles et les coûts des intrants que les conditions météorologiques immédiates : les discussions sur les pesticides de l’UE et, plus largement, sur la réglementation agroalimentaire restent incertaines, ajoutant une certaine incertitude à moyen terme pour les décisions d’assolement, mais ayant peu d’impact à court terme sur la disponibilité de l’avoine.

Positionnement et sentiment

Les dernières données sur le positionnement spéculatif sur l’avoine au CBOT font apparaître un marché relativement réduit, avec une participation limitée des fonds gérés et une domination des opérations de couverture commerciales. Les indicateurs de structure par échéance suggèrent que le stockage est utilisé sans être excessif, ce qui concorde avec un environnement d’offre « abondante mais non excédentaire ».

Après une baisse notable durant l’été, le sentiment est passé d’un biais franchement baissier à une position neutre. Les indices agricoles plus larges montrent un raffermissement des céréales et des oléagineux en août en raison des préoccupations météorologiques et logistiques, et l’avoine participe sélectivement à ces mouvements, mais son poids relativement faible dans les échanges mondiaux la protège quelque peu des fluctuations plus extrêmes observées sur le blé ou le maïs.

Perspectives de marché et vue à 3 jours

  • Producteurs (UE et mer Noire) : Avec un prix EXW allemand autour de 0.205 EUR/kg et un prix FCA ukrainien à 0.19 EUR/kg, envisagez des ventes à terme progressives en cas de hausse au-dessus des niveaux actuels, tout en conservant une partie des volumes non valorisés au cas où les problèmes de récolte et de météo au Canada entraîneraient une hausse des prix au T4.
  • Acheteurs d’aliments pour animaux : Les prix actuels au comptant et à court terme semblent attractifs par rapport aux fourchettes historiques ; sécuriser une partie des besoins du T4–T1 aux niveaux actuels, tout en conservant une certaine flexibilité en cas de baisse si la pression de la récolte s’intensifie, paraît prudent.
  • Intervenants sur les contrats à terme : La courbe CBOT plate et les faibles volumes plaident en faveur de stratégies de trading dans une fourchette autour de 410–435 centimes US/boisseau pour décembre 2026, les informations météorologiques en provenance du Canada constituant le principal catalyseur d’une éventuelle sortie de range.

Perspectives directionnelles à 3 jours : En l’absence de choc météorologique ou macroéconomique majeur, les contrats à terme sur l’avoine au CBOT devraient rester dans une fourchette, avec un léger biais haussier, alors que les retards de récolte au Canada restent au centre de l’attention. Sur le marché physique de l’UE, les indications pour l’avoine fourragère allemande et ukrainienne devraient rester globalement inchangées au cours des trois prochains jours, seuls de légers ajustements de base étant possibles à mesure que les exportateurs évaluent la logistique et la demande à court terme.

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