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Marché de la noix de cajou : la hausse des importations indiennes rencontre un fléchissement des exportations d’amandes

Marché de la noix de cajou : la hausse des importations indiennes rencontre un fléchissement des exportations d’amandes

CMB
Rédaction CMB News
Editorial Desk

Mise à jour du marché de la noix de cajou : l’Inde augmente ses importations de noix brutes tandis que les exportations d’amandes fléchissent et que les prix restent globalement stables. Flux clés en provenance de Tanzanie, du Nigeria et du Vietnam.

Le marché indien de la noix de cajou se trouve dans une phase mitigée mais globalement stable : les importations de noix brutes progressent fortement début 2026, tandis que les exportations et les prix des amandes reculent légèrement, dans un contexte de demande intérieure soutenue et de roupie plus ferme. L’Inde a accru ses achats de noix de cajou brutes malgré une performance à l’exportation plus faible. Au premier semestre 2026, les importations ont augmenté de près de 8 % en glissement annuel, ce qui traduit la confiance des transformateurs et un écoulement soutenu des amandes sur le marché intérieur. Les volumes exportés, en revanche, ont diminué de près de 10 %, et les prix moyens à l’export se sont assouplis. La demande des pays de destination est inégale : les marchés premium traditionnels du Moyen‑Orient, d’Europe et du Japon achètent moins, partiellement compensé par la croissance vers les Pays‑Bas et les pays voisins d’Asie du Sud. Globalement, l’équilibre entre une offre abondante de noix brutes, des acheteurs internationaux prudents et une consommation intérieure stable maintient les prix des amandes dans une fourchette étroite.

Prix

En Inde, les prix intérieurs des amandes sont globalement stables avec une légère tendance haussière, reflétant une demande locale régulière et des approvisionnements confortables en noix brutes. Les dernières offres pour des amandes indiennes W320 non biologiques autour de New Delhi se concentrent autour de 6,5–6,7 EUR/kg FCA équivalent après conversion du dollar, tandis que les qualités biologiques bénéficient d’une nette prime. Les offres vietnamiennes pour les W320 se situent à un niveau comparable, signalant un marché mondial de l’amande relativement équilibré, avec des opportunités d’arbitrage limitées entre les principales origines.

Malgré des valeurs unitaires moyennes à l’export plus faibles (en baisse d’environ 8 347 USD/t à 7 802 USD/t), les prix intérieurs des amandes n’ont pas fortement corrigé. Cela suggère que les transformateurs s’appuient davantage sur le secteur domestique résilient de la vente au détail et des snacks, tout en réduisant leurs attentes de prix à l’export afin de rester compétitifs dans un environnement de demande extérieure plus sélectif.

Offre et demande

L’Inde a importé 575 804 tonnes métriques de noix de cajou brutes au premier semestre 2026, soit une hausse de 7,8 % par rapport aux 534 330 tonnes de la même période de 2025. La facture totale d’importation a atteint environ 923 millions USD, avec un prix d’achat moyen globalement stable autour de 1 603 USD/t. Cette combinaison de volumes plus élevés et de prix stables témoigne à la fois d’une bonne disponibilité de noix brutes dans les principales origines africaines et d’un appétit marqué pour les achats de la part des transformateurs indiens.

La Tanzanie reste le premier fournisseur, avec 213 389 tonnes expédiées (environ 361 millions USD), soulignant son rôle central dans la chaîne d’approvisionnement indienne. Les envois du Nigeria ont bondi de 31,4 % à 141 738 tonnes, et le Ghana a fourni 90 374 tonnes, tandis que le Mozambique a presque doublé ses exportations à 35 486 tonnes. À l’inverse, les livraisons du Togo se sont effondrées à 11 245 tonnes contre 70 884 tonnes, et les importations de Côte d’Ivoire ont chuté de 55,5 % à 19 097 tonnes en raison de mesures d’incitation plus fortes à la transformation locale et de surplus exportables plus restreints.

Du côté de la demande, les exportations indiennes d’amandes ont reculé de 9,5 % à 14 851 tonnes au premier semestre 2026, pour des recettes d’environ 115,9 millions USD. La baisse à la fois des volumes et du prix moyen à l’export reflète un marché international plus concurrentiel et plus sensible aux prix. Les expéditions vers les Émirats arabes unis et le Japon ont nettement diminué, et les volumes à destination de l’Espagne, du Koweït et du Qatar se sont également contractés. Un certain soutien est venu des achats plus élevés des Pays‑Bas, ainsi que d’une forte croissance en pourcentage vers le Népal et le Bangladesh, même si ces marchés plus petits ne peuvent pas compenser pleinement l’affaiblissement de la demande de la part des acheteurs premium clés.

La demande intérieure en amandes est toutefois restée stable, amortissant pour les transformateurs l’impact du ralentissement des exportations. L’appréciation de la roupie indienne allège le coût CAF des noix brutes pour les importateurs, compensant en partie la pression sur les marges due à la baisse des prix à l’export. Les transformateurs surveillent de près la demande à l’approche de la saison des fêtes : une hausse des achats festifs pourrait resserrer l’équilibre intérieur plus tard dans l’année, même si les exportations demeurent atones.

Fondamentaux et marges

La combinaison d’importations plus élevées de noix brutes et d’exportations plus faibles d’amandes met l’accent sur les marges de transformation. Avec un prix moyen d’importation des noix brutes stable autour de 1 603 USD/t et des prix à l’exportation en baisse d’une année sur l’autre, les marges brutes de trituration sont plus étroites que lors de la saison précédente. Néanmoins, la stabilité des prix intérieurs des amandes indique que le marché domestique absorbe une part significative de la production sans nécessiter de fortes remises.

La diversification des origines est un autre facteur fondamental clé. L’augmentation des achats au Nigeria, au Ghana, au Mozambique et en Guinée compense partiellement une dépendance réduite vis‑à‑vis du Togo et de la Côte d’Ivoire. Cela répartit le risque d’approvisionnement, mais peut également introduire une variabilité de qualité et une complexité logistique accrues. L’appréciation de la roupie offre un certain répit en abaissant le coût en monnaie locale des noix brutes importées, mais elle érode légèrement la compétitivité à l’export lorsque les contrats sont libellés en USD ou en EUR.

Perspectives à court terme et idées de trading

À court terme, le marché devrait rester en range, sous l’effet d’une disponibilité confortable de noix brutes, d’une demande mondiale d’amandes prudente et d’une consommation intérieure liée aux événements. Les conditions météorologiques dans les principales origines africaines ne sont pas actuellement le facteur moteur principal ; ce sont plutôt les flux commerciaux et les mouvements de change qui dominent. Le principal risque asymétrique tient au fait qu’une forte demande pendant la saison des fêtes en Inde, combinée à un éventuel redressement de la demande de snacks au Moyen‑Orient ou en Europe, pourrait resserrer l’offre d’amandes plus tard dans l’année.

  • Acheteurs : Profitez de la fenêtre actuelle de prix stables pour sécuriser une couverture échelonnée pour le T4, en mettant l’accent sur les qualités de référence comme W320 et W240. Évitez une sur‑couverture compte tenu d’indicateurs d’exportation encore mous, mais envisagez de prolonger légèrement si vous êtes fortement exposé à la demande de la saison des fêtes.
  • Transformateurs : Maintenez une politique disciplinée d’achats de noix brutes, en privilégiant les origines à qualité fiable comme la Tanzanie et le Ghana, tout en surveillant de près les mouvements de change. Étant donné des marges à l’export plus étroites, mettez l’accent sur les canaux domestiques et les produits à valeur ajoutée afin de préserver la rentabilité.
  • Négociants : Recherchez la valeur relative entre origines et qualités plutôt qu’un pari directionnel fort sur l’ensemble du complexe. Les spreads entre amandes biologiques et conventionnelles, et entre entières et brisures, offrent des opportunités sélectives alors que les profils de demande divergent selon les segments.

Indication de prix sur 3 jours (directionnelle)

BASIC
Tableau de données de marché
Schwarzer Pfeffer6.850 €/t+2,3 %
Koriander1.240 €/t−0,8 %
Kreuzkümmel2.100 €/t+1,5 %
Zimt (Cassia)8.900 €/t+0,4 %
Kurkuma3.200 €/t−1,2 %
Kardamom grün18.500 €/t+3,1 %
Ingwer (getr.)1.850 €/t+0,9 %
Chili (getr.)2.750 €/t−0,5 %
Schwarzer Pfeffer6.850 €/t+2,3 %
Koriander1.240 €/t−0,8 %
Kreuzkümmel2.100 €/t+1,5 %
Zimt (Cassia)8.900 €/t+0,4 %
Kurkuma3.200 €/t−1,2 %
Kardamom grün18.500 €/t+3,1 %
Ingwer (getr.)1.850 €/t+0,9 %
Chili (getr.)2.750 €/t−0,5 %
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