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Ventes limitées des producteurs et débat sur les importations de qualité fourragère soutiennent les prix des raisins secs

Ventes limitées des producteurs et débat sur les importations de qualité fourragère soutiennent les prix des raisins secs

CMB
Rédaction CMB News
Editorial Desk

Prix des raisins secs fermes alors que les producteurs turcs refusent les offres basses, les exportations restent solides et la filière pousse à limiter les importations de qualité fourragère. Sous‑jacent à court terme plutôt haussier.

Les prix des raisins secs se maintiennent alors que les producteurs refusent les offres basses dans un contexte de forte activité d’exportation début juin et de préoccupations croissantes concernant les importations de « raisins secs hachés » de faible qualité utilisés comme fourrage. La politique d’importation pour les raisins de rebut apparaît comme un facteur de risque clé pour les prix intérieurs comme pour les utilisateurs industriels. La demande de sultanines turques reste solide, avec 7 200 tonnes exportées pour la seule première moitié de juin, tandis que la plupart des agriculteurs refusent de vendre des lots de bonne qualité en dessous du seuil psychologique de 100 TL/kg. Parallèlement, la filière pousse les régulateurs à restreindre ou à fortement taxer les importations de raisins secs de faible qualité utilisés comme alimentation animale, au motif qu’ils fragilisent le marché. Les perspectives de rendement de la nouvelle récolte ne seront plus claires qu’autour de la mi‑août, maintenant une prime de risque météo et politique sur le marché.

Prix

Les indications des producteurs turcs montrent des raisins secs de grade 8 se négociant autour de 85 TL/kg et le grade 9 autour de 95 TL/kg, mais la plupart des agriculteurs attendent au minimum 100 TL/kg, ce qui réduit effectivement la disponibilité au comptant. Cette résistance des producteurs, conjuguée à une demande d’exportation active, soutient un ton de prix ferme à légèrement haussier à court terme.

Les indications actuelles à l’export et en Europe, converties en EUR, confirment ce tableau de stabilité à des niveaux relativement élevés. Les sultanines turques standard, type 9, se situent autour de 2,95 EUR/kg FOB Malatya pour un produit de grade A, avec du matériel RTU proche de 2,13 EUR/kg CIF. Les sultanines turques biologiques type 9 grade A évoluent autour de 3,10 EUR/kg FOB, tandis que les alternatives chinoises et indiennes se situent pour la plupart entre 1,84–2,60 EUR/kg FCA/FOB, mettant en évidence la prime de qualité de la Turquie.

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Tableau de données de marché
Schwarzer Pfeffer6.850 €/t+2,3 %
Koriander1.240 €/t−0,8 %
Kreuzkümmel2.100 €/t+1,5 %
Zimt (Cassia)8.900 €/t+0,4 %
Kurkuma3.200 €/t−1,2 %
Kardamom grün18.500 €/t+3,1 %
Ingwer (getr.)1.850 €/t+0,9 %
Chili (getr.)2.750 €/t−0,5 %
Schwarzer Pfeffer6.850 €/t+2,3 %
Koriander1.240 €/t−0,8 %
Kreuzkümmel2.100 €/t+1,5 %
Zimt (Cassia)8.900 €/t+0,4 %
Kurkuma3.200 €/t−1,2 %
Kardamom grün18.500 €/t+3,1 %
Ingwer (getr.)1.850 €/t+0,9 %
Chili (getr.)2.750 €/t−0,5 %
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Offre & Demande

Les flux d’exportation en provenance de Turquie sont actuellement robustes, avec 7 200 tonnes expédiées sur les deux premières semaines de juin, ce qui confirme une demande internationale saine pour les sultanines, en particulier pour les expéditions rapides. Les exportateurs se livrent une concurrence accrue pour les offres limitées des producteurs, ces derniers retardant leurs ventes dans l’attente de niveaux plus proches de 100 TL/kg.

Du côté de l’offre, l’année commerciale en cours reste portée par les stocks de l’ancienne récolte, tandis que le potentiel de récolte de la nouvelle saison ne sera connu qu’autour de la mi‑août. D’ici là, l’incertitude concernant les rendements dans la région Égéenne et dans d’autres vignobles clés, ainsi que les risques météorologiques habituels, inciteront les producteurs à la prudence dans leurs ventes et pousseront exportateurs et importateurs à couvrir leurs besoins à terme de manière sélective.

Fondamentaux & Débat politique

Une question centrale pour le secteur turc du raisin sec est l’augmentation des importations de « raisins secs hachés » de faible qualité, qui entrent sous l’étiquette d’aliment pour animaux mais sont ensuite utilisés dans le secteur agroalimentaire industriel. Les représentants de la filière, y compris la direction de TARİŞ et de l’Association Égéenne des Exportateurs de Fruits Secs, ont demandé un droit de douane minimal de 56 % sur ces raisins secs de bas de gamme et, à terme, une interdiction totale.

Ce débat politique est important pour la formation des prix. Si des droits élevés ou des interdictions sur les importations de qualité fourragère sont mis en œuvre, les utilisateurs industriels domestiques perdraient l’accès à des intrants moins chers, ce qui augmenterait leurs coûts de matières premières et soutiendrait probablement les prix des raisins secs de qualité alimentaire. À l’inverse, si les importations restent relativement peu restreintes, le produit de qualité fourragère peut plafonner les prix intérieurs dans les segments de moindre qualité, même si les grades de haute qualité orientés vers l’export restent fermes.

Météo & Perspectives pour la nouvelle récolte

La météo dans les régions viticoles turques fin juin sera suivie de près, mais les évaluations de rendement et de qualité pour la nouvelle saison des raisins secs ne sont pas attendues avant la mi‑août. Tant que les premières enquêtes dans les vignobles ne seront pas disponibles, les acteurs du marché continueront d’intégrer une prime de risque météo modérée, en particulier pour les grades supérieurs plus sensibles à tout dommage.

Compte tenu du bon démarrage des exportations et de la réticence des agriculteurs à vendre aux offres actuelles, tout événement météorologique défavorable en juillet–août pourrait rapidement se traduire par de nouveaux pics de prix. À l’inverse, la confirmation d’une récolte normale à supérieure à la moyenne atténuerait les tensions à moyen terme, même si les décisions politiques sur les importations de qualité fourragère pourraient toujours empêcher une correction significative des prix.

Perspectives de trading

  • Court terme (2–4 prochaines semaines) : Le biais reste modérément haussier pour les sultanines turques, les ventes des producteurs étant limitées et la demande d’exportation active. Les acheteurs devraient envisager de couvrir leurs besoins rapprochés, en particulier pour les grades premium.
  • Moyen terme (jusqu’à mi‑août) : Les prix devraient évoluer latéralement à plus fermes dans une fourchette relativement étroite, sous l’effet des nouvelles politiques sur les importations de raisins secs hachés et de l’évolution des chiffres d’exportation. Le risque haussier augmente en cas de problèmes météorologiques dans les principaux vignobles.
  • Écart qualité fourragère vs qualité alimentaire : Surveiller l’issue du lobbying pour un droit de douane de 56 % ou une éventuelle interdiction sur les importations de qualité fourragère. Une décision restrictive élargirait l’écart et soutiendrait l’ensemble des niveaux de prix domestiques ; un statu quo maintiendrait davantage contenus les prix des grades industriels.

Indication de prix sur 3 jours (directionnelle)

  • Turquie, FOB Malatya (sultanines type 9, grade A, EUR) : Stable à légèrement plus ferme, les exportateurs recherchant du volume tandis que les producteurs retiennent leurs offres.
  • UE, FCA ports (sultanines standard, diverses origines, EUR) : Largement stables ; l’origine turque conserve une prime par rapport aux alternatives chinoises et indiennes.
  • Raisins secs de qualité fourragère, UE FCA (EUR) : Stables ; toute décision turque sur les droits d’importation de qualité fourragère serait un facteur clé de hausse.
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